À propos d'ESCALE
ESCALE observe en continu les vols au départ et à l'arrivée de Paris-Charles de Gaulle et de Paris-Orly, estime pour chacun un risque de retard, et tient à jour la documentation réglementaire qui accompagne tout traitement automatisé de données.
Ce que fait le site, simplement
Estimer le risque de retard de chaque vol
Le site récupère plusieurs fois par jour la liste des vols de Roissy et d'Orly, avec leur heure prévue et leur heure réelle. Pour chaque vol, il calcule une note de risque en trois niveaux, faible, modéré, élevé, à partir de trois critères lisibles : saturation de l'aéroport sur le créneau, heure de pointe, et tendance de la liaison à être en retard.
Se surveiller lui-même
À chaque mise à jour, ESCALE vérifie que les données reçues sont complètes et récentes, mesure le retard moyen, et consigne les anomalies dans un journal. Si la qualité chute, une alerte est envoyée. On sait ainsi si l'on peut faire confiance aux chiffres affichés.
Tenir le registre des données personnelles
La loi impose de documenter quelles données sont utilisées, pourquoi, sur quelle base légale et combien de temps. ESCALE tient ce registre et précise si le calcul touche à des données permettant d'identifier une personne.
Tenir le registre des usages d'intelligence artificielle
La réglementation européenne demande de classer les systèmes automatisés par niveau de risque et de tracer les usages d'IA. ESCALE le fait pour son propre calcul de retard.
D'où viennent les données
Les informations de vol proviennent de l'API AeroDataBox (fournisseur public de données aériennes, accessible via RapidAPI). Pour chaque aéroport, elle renvoie le panneau des arrivées et des départs sur une fenêtre donnée : numéro de vol, compagnie, aéroport pair, heure prévue et heure révisée. C'est l'écart entre ces deux heures qui donne le retard réel, la donnée centrale de tout le site.
Quelles données entrent, et comment elles sont transformées
Le traitement suit une architecture en médaillon (bronze → argent → or), un standard des plateformes data où la donnée est raffinée par étapes :
Réponses brutes de l'API, stockées telles quelles en JSON. Rien n'est jeté : on garde la source d'origine.
Données nettoyées et typées : un vol = une ligne, avec villes, horaires en UTC, retard calculé, statut.
Données prêtes à l'usage : score de risque par vol, métriques de supervision, journal qualité.
Le score de risque est calculé à cette dernière étape, de façon entièrement déterministe : risque = 0,40 × congestion + 0,25 × créneau horaire + 0,35 × propension de la liaison, borné de 0 à 100. Aucun modèle opaque : le résultat se relit ligne à ligne.
Comment le site fonctionne
Un programme planifié (via GitHub Actions) interroge l'API plusieurs fois par jour, transforme les données et les écrit dans une base PostgreSQL hébergée sur Supabase. Le site web lit ensuite directement cette base, côté serveur : aucune donnée ni identifiant ne transite par le navigateur du visiteur. Ce choix est volontaire, c'est une application concrète du principe de privacy by design.
Pile technique
Collecte & traitement
Python · API AeroDataBox · GitHub Actions (planification)
Stockage
PostgreSQL (Supabase) · schémas bronze / argent / or
Site web
Next.js 15 (React, rendu serveur) · TypeScript · déployé sur Vercel
Qualité & alertes
Contrôles automatiques · journal d'anomalies · notifications ntfy.sh
De quoi cela s'inspire
ESCALE reprend des pratiques éprouvées de plusieurs mondes : les tableaux d'affichage aéroportuaires (FIDS) pour la vue temps réel des vols ; le suivi de la ponctualité opérationnelle (On-Time Performance) tel qu'il se pratique dans le transport ; l'architecture lakehouse (médaillon) pour le raffinage des données ; et les cadres de gouvernance, registre des traitements (RGPD), classification des usages d'IA (règlement européen sur l'IA), pour la partie conformité.
Ce que le site est, et n'est pas
ESCALE est une démonstration de méthode construite sur des données publiques. Il illustre comment suivre un indicateur opérationnel, en garantir la qualité et l'encadrer sur le plan réglementaire. Ce n'est pas la reproduction d'un système interne de compagnie aérienne, et les estimations n'engagent aucun opérateur.